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Une cure anti-pollution : le D-POL

ville polluée

Un jour nous est venue l'idée de capter l'air que nous respirons ; nous l'avons donc fait, pendant 3 semaines, à différents endroits (région parisienne, Toulouse et Cote d'Azur, durant le mois de juillet 2008).

Cet air, nous l'avons capté dans de l'eau et après 3 semaines, nous avons fait analyser cette eau (rapport d'essais n° 080909740 sur échantillon n° 200800827-12988 par le laboratoire départemental d'analyse du Var).

1 ère constatation  : la limpidité du liquide avait fait place à une couleur marron sombre : c'est ce qu'on appelle la turbidité (40,3 au lieu de 2, limite acceptable).

Les analyses ont été faites par un laboratoire d'état et il en ressort les éléments suivants, ou plutôt voici ce que nous respirons  :

La conductivité , qui détermine la présence des ions contenus dans l'eau (en l'occurrence sulfates, nitrates, phosphates, chlorures ….) est à 2135 µS/cm( micro secondes par centimètre) (environ 7 à 10 fois la norme !).

A titre de comparaison, l'eau d'un aquarium doit être aux alentours de 400µS/cm de conductivité et passe très vite à 550 si elle n'est pas nettoyée ; ceci est du aux déchets, nourriture, déjections…, et entraîne très vite la mort des poissons si l'eau n'est pas filtrée ou changée.

Voici un tableau de valeurs de conductivité pour comparer :

Eau pure : 0,055 µS/cm

Eau distillée : 0,5 µS/cm

Eau courante : environ 500 – 600 µS/cm

Maximum toléré pour l'eau potable : 1000 µS/cm

Parmi les indicateurs de pollution figurent :

  • L'Ammonium  : sa présence en quantité indique une pollution d'origine industrielle le plus souvent. Taux relevé : 3,45 mg/l (norme maxi tolérée : 0,1 mg/l) soit 34 fois plus !
  • Les Nitrites  : un taux anormal doit faire réaliser une analyse microbiologique, ce que nous avons fait et celle-ci laisse apparaître un taux énorme de micro-organismes (bactéries, entérocoques intestinaux, micro-organismes revivifiables…)
  • Le Carbone organique total  : taux relevé 412,5 mg C/l (norme maxi : 2) soit 200 fois la norme tolérée  !

D'autres éléments indésirables figurent au palmarès  : sulfates, chlorures, cuivre, fer, manganèse, cadmium, nickel, plomb…. Par manque de moyens financiers, nous n'avons pu réaliser l'analyse totale.

Enfin, le titre alcalimétrique complet est à 43,5°F (degré français)quand on n'accepte que 2°F (soit là aussi 20 fois supérieur) ; cette mesure informe sur la dureté du liquide et la présence de carbonates et bicarbonates ainsi que des hydroxydes.

Note du laboratoire  : « recherche de bactéries non interprétable, flore interférente importante et trop de matières en suspension dans le prélèvement ».

Conclusion  : une eau devenue totalement polluée par ce que nous respirons.

pot d'échappement fumée d'usine

Il est donc indispensable de se nettoyer !


Dans la presse :

« Un lien possible entre cancer du poumon et pollution »
Le Figaro, Le Parisien, Libération du vendredi 3 octobre 2008

Martine Perez indique dans Le Figaro que selon une expertise collective de l'Inserm et de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement) sur « Cancer et Environnement », « la pollution atmosphérique (d'origine automobile et industrielle) est un facteur, certes mineur comparé au tabac, mais qui pourrait néanmoins favoriser » le cancer du poumon.
La journaliste précise ainsi que « le tabac reste le principal facteur de risque, 85 % des sujets atteints étant fumeurs ou anciens fumeurs », et relève que « si les données sont difficiles à interpréter, les experts soutiennent qu'il y a probablement une association faible entre diesel et cancer du poumon, d'autant que le risque est plausible sur le plan biologique ».
Martine Perez revient sur « l'effet débattu de la pollution atmosphérique sur le risque de cancer du poumon. La question est importante car des dizaines de millions de personnes, rien que dans notre pays, y sont exposées ».
La journaliste rappelle que « de nombreux facteurs ont été classés comme cancérogènes », notant que « si les données concernant la pollution atmosphérique et le cancer du poumon méritent d'être encore affinées, on sait depuis longtemps que l'amiante joue de manière incontestable un rôle dans le développement de certains cancers bronchiques, en plus du mésothéliome ».
Le Parisien relève lui aussi que « les fumées de diesel [sont] soupçonnées de provoquer le cancer ».
Le journal explique que les chercheurs de l'Inserm « ont dressé, à partir de l'analyse de plus d'un milliers d'études, une liste des facteurs environnementaux susceptibles de causer 9 cancers dont l'incidence a augmenté depuis une vingtaine d'années : le poumon, la plèvre, le sein, l'ovaire, le testicule, la prostate, la thyroïde, la leucémie, et les tumeurs cérébrales ».
« Selon eux, une exposition à l'amiante, au radon, au nickel, au tabac passif mais aussi aux fumées de diesel augmente d'une manière certaine les risques de contracter un cancer du poumon »,
poursuit Le Parisien.
Le journal remarque en outre que les chercheurs « se demandent si [l'amiante] ne pourrait pas aussi avoir un effet néfaste sur le larynx ».
Le quotidien ajoute que « concernant les sujets les plus polémiques, comme l'influence des pesticides sur la prostate et le sein, et l'effet néfaste sur le cerveau des ondes des téléphones portables, l'Inserm a botté en touche, appelant à des études supplémentaires pour pouvoir conclure ».
Libération retient de son côté que « l'origine des cancers reste floue », remarquant que « le débat est vif en France entre les tenants des causes environnementales du cancer et ceux qui estiment que cela reste marginal ».
Le journal note que « dans ce contexte d'incertitude, l'Inserm suggère des recommandations de bon sens, comme le développement de bases épidémiologiques ainsi qu'un effort sur la recherche toxicologique ». (Etude disponible sur le site de l' Inserm )

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